Une somatique d’assuspicion

Qu’elle soit requise comme témoin ou sus­pect, qu’elle tra­vaille à se rendre fla­grante34 ou s’offre coquette après longue enquête6.11.2, la per­sonne est convain­cue de l’implication de sa per­sonne. Aussi ne porte-t-elle jamais autre­ment son corps que comme une pièce à convic­tion. Pores ouverts au bain-gens11 dans l’expression poli­cière de sa sym­pa­trie, la per­sonne connaît la valeur de son corps pour l’admi­nistration et la soigne : ses allez sont fur­tifs, ses concen­tra­tions de vas-y conton­dants, ses allants en tran­sit ont tou­jours l’air de rien d’un com­plot de bagages non-éti­que­tés. Cette soma­tique d’assuspicion consti­tue, d’arrestations en déten­tions de la per­sonne, un tré­sor d’expériences d’une diver­sité sidé­rante qu’on appelle aussi son Trésor des Fouilles2.

Faire une remarque