Une prééminence sans juridiction

Être la per­sonne en géné­ral est une pré­émi­nence sans juri­dic­tion : une ques­tion d’apparat et de res­pect des pas. Être la per­sonne en géné­ral a la dignité mini­male de qui reste sur le pas des digni­tés asso­ciées à un trône, une chaire, un tri­bu­nal etc. qui pour­raient garan­tir une vue sûre sur le géné­ral. Faire cap sur le géné­ral peut se dire, sous ce rap­port, se réap­prê­ter sur le pas ou s’essuyer les pieds sur le pas pour tou­jours – au moins pour le genre d’éternité inten­sive des gestes de pas (salu­ta­tions conven­tion­nelles, adieux au mou­choir, prise d’information météo­ro­lo­gique).

Philippe Le Bel, Lois somp­tuaires, 1294Nul clerc, s’il n’est pré­lat, ou éta­bli en per­son­nat, ou en dignité, ne pourra por­ter vair, ni gris, et her­mines, faits en leurs cha­pe­rons tant seule­ment. (…) Clercs qui sont en digni­tés, ou en per­son­nats, ne pour­ront faire robes, pour leurs corps, de plus de seize sols tour­nois l’aune de Paris, et, pour les com­pa­gnons, de douze sols tour­nois l’aune. (…) Les doyens, et les archi­diacres, les prieurs, et les autres clercs qui ont dignité, ou per­son­nat, soient de siècle, soient de reli­gion, qui­conque sera encontre, il paiera cent sols, aussi comme l’autre. (…) Ce fut fait et ordonné à Paris l’an de grâce 1294.

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