Une enfance d’emploi

C’est en sou­ve­nir de l’expérience péda­go­gique mal tour­née dont son entre­prise est issue74 que la per­sonne en géné­ral main­tient comme mon­naie dans le coffre privé le tré­sor d’une enfance d’emploi. Tout, dans ce coffre, est à la place déter­mi­née par les diag­nos­tics post-natals ; tout y est dis­posé dans l’ordre défini par le vou­loir-du-bien-par-der­rière. Le code d’accès à ce tré­sor est le pré­nom de papa, en géné­ral8.

R. Schérer & G. Hocquenghem, Co-ire, alb. sys. enf., 1976La per­son­na­li­sa­tion est le corol­laire de la pri­va­ti­sa­tion, toutes deux étant une dépos­ses­sion de l’enfance. Dans des direc­tions concou­rantes, bien qu’en appa­rence oppo­sées, on per­son­na­lise à tour de bras, soit qu’on veuille accé­lé­rer l’accès de l’enfance à la res­pon­sa­bi­lité, soit qu’on veuille la conser­ver dans une irres­pon­sa­bi­lité quiète, qu’on parle le lan­gage poli­tique d’une révo­lu­tion de jeunes déjà mûrs, ou celui d’une péda­go­gie atten­tive aux moindres ‘envies’.

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