Un agent de subsistance

Le sup­pôt acharne l’appersonne à se main­te­nir et cohé­rer, mais pas en vertu d’une nature com­mune des appa­riés. Le sup­pôt est l’allié objec­tif du main­tien de fonc­tionnalité, le nom d’un cer­tain self de la paire consis­tant en un suivi opé­ra­toire de ses modes de sub­sis­tance. Le sup­pôt consti­tue l’appersonne dans ses « actes », dans tous les sens du terme : faits accom­plis, preuves, archives judi­ciaires ou admi­nistratives.

Dans les êtres com­po­sés, dit saint Thomas, le sup­pôt et la nature dif­fé­rent.P. Nova,​Dic. term. scol.​, 1885

Le sup­pôt assure à l’appersonne une forme de com­plé­tude qui la consti­tue comme cas exem­plaire d’elle-même, indique une congruence depuis laquelle elle peut – mais ne peut que – faire état d’elle1. Sa pra­tique s’appelle sub­sis­tance, avec pour prin­cipe l’identité affec­tive de la paire cen­sée la rendre pérenne. Le sup­pôt main­tient l’appersonne comme unité indi­vise dans la tem­pête impul­sion­nelle des gains et des pertes, des hausses et des chutes3Que son affaire tourne signi­fie pour la paire per­sonne de la per­sonne en régime de sup­po­si­tion qu’elle soit affec­tée d’un même état, qu’elle soit sus­cep­tible ou sus­pecte d’un même crime de réfé­rence.

P. Klossowski, Nietz. cerc. vic.Ces abré­via­tions de signes (les mots) valant pour la conscience comme uniques ves­tiges de sa conti­nuité, c’est-à-dire inven­tés à par­tir d’une sphère où le « vrai » et le « faux » néces­sitent la repré­sen­ta­tion erro­née que quelque chose puisse durer, res­ter iden­tique (donc qu’il puisse y avoir une concor­dance entre les signes inven­tés et ce qu’ils sont cen­sés dési­gner) c’est pour­quoi aussi les impul­sions mêmes sont désor­mais signi­fiées à par­tir de l’ « unité » cohé­rente, sont com­pa­rées dans ce qu’elles ont de plus sem­blable ou de dis­sem­blable par rap­port à l’unité pre­mière : laquelle désor­mais est l’âme du sup­pôt ou sa conscience ou son intel­lect.

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