A⚕︎15Les organismes de la personne : la gorgée (schéma)

↳ Les orga­nismes de la per­sonne (par ordre alpha­bé­tique : http://​fr​.medi​cal​med​.de/​o​r​g​a​n​y​-​c​h​e​l​o​v​e​k​a​.​p​h​p.htm.
De la gor­gée – cylin­drique, un peu ser­rée à la direc­tion sur le tube en enton­noir mus­cu­laire de la lon­gueur de 12, celle à 14. Le corps les gor­gées (le mur supé­rieur) se lie avec la rai­son du crâne, l’arrière tient ferme vers l’occipital, les par­ties laté­rales. De la gor­gée – la place des voies res­pi­ra­toires et diges­tives, la masse ali­men­taire pen­dant le pro­cès de la déglu­ti­tion entre dans la gor­gée. La struc­ture les gor­gées. De la gor­gée se lie avec la cavité au moyen du pha­rynx. Le palais mou, les arceaux pala­tins et le dos de la langue séparent. Le palais mou tombe direc­te­ment à la cavité. Les fonc­tions les gor­gées. À la fonc­tion res­pi­ra­toire par­ti­cipent tous les ser­vices les gor­gées, puisque dans elle passe l’air entrant à l’organisme de la per­sonne de ses fosses nasales. Avec la toux toutes les sub­stances nui­sibles qui se sont col­lées au cil sont mises en lumière.

A🔫︎9🐁︎3La personne ne remonte pas sa personne

Concernant la per­sonne, la méthode abréac­tive est inopé­rante : la per­sonne ne revient pas sur les traces de sa per­sonne ; elle ne retrouve pas plus sa per­sonne en la rebrous­sant ; elle ne fait pas davan­tage de sa per­sonne une ana­mnèse. Pourquoi ? Parce que tout a déjà été vécu de la per­sonne dans la ren­contre de sa per­sonne – vécu et consommé dans le qui-vive de sa ren­contre – et donc toute rela­tion de la per­sonne avec sa per­sonne est un revécu, un reviens-y com­pul­sion­nel frus­trant atta­qué du dehors par un reviens-en rai­son­nant. Il n’y a pas d’en avant / en arrière sur la per­sonne comme sur une voie. Le célèbre en avant la mémoire ! en arrière le temps ! ne concerne pas la per­sonne.

I. Baszanger, Doul. méd., fin oubl., 1995, p. 349Il y a donc en ce sens cen­tra­tion sur la per­sonne et ses réac­tions, mais il ne s’agit pas de remon­ter en amont de la dou­leur à la vérité pro­fonde d’un être. Il s’agit – cen­tré sur ses réac­tions émo­tion­nelles et mus­cu­laires – d’apprendre à les contrô­ler, voire à les faire ces­ser, seul moyen pour, à long terme, éteindre un com­por­te­ment de dou­leur. D’une cer­taine façon, la per­sonne n’a guère à voir avec ses réac­tions, qui dépendent, comme le méde­cin a pris la peine lon­gue­ment de l’établir, de son « tem­pé­ra­ment », dis­po­si­tion héri­tée plus que volon­taire. Ses réac­tions sont pro­vo­quées par des situa­tions ordi­naires contrai­gnantes pour tous les indi­vi­dus, elles n’ont pas de rai­son d’être dans la vie inté­rieure (au moins il n’y a pas lieu de les cher­cher). La per­sonne doit donc apprendre à contrô­ler les consé­quences de cette dis­po­si­tion – ses réac­tions exces­sives –, non pas en essayant de com­prendre un sens éven­tuel de ses réac­tions ou si elles sont liées au sens donné à cer­tains évé­ne­ments, mais en les voyant comme quelque chose de méca­nique qui se met en route auto­ma­ti­que­ment en réponse à des évé­ne­ments qui ne sont inté­res­sants qu’en fonc­tion de leur capa­cité à déclen­cher ce méca­nisme, et qui doivent donc être repé­rés à ce titre. Le contrôle s’acquiert par la sub­sti­tu­tion d’un méca­nisme à un autre. Cette concep­tion d’une dis­po­si­tion héri­tée a l’intérêt d’éviter de faire por­ter à la per­sonne la res­pon­sa­bi­lité de l’origine de cette hyper-réac­ti­vité et donc, en aval, de sa dou­leur. Elle favo­rise en cela l’adhésion au pro­gramme de ges­tion « faire face ». Progressivement, on voit se consti­tuer l’horizon d’une per­sonne étale, presque sans émo­tion, culti­vant – cen­trée sur ses réac­tions de sur­face, émo­tion­nelles et mus­cu­laires, plus que sur elle-même – une dis­tance ou une absence à soi (par oppo­si­tion à ce que Foucault a dési­gné comme « culture de soi »). Cette dis­tance à soi lui per­met­tra de contrô­ler cet excès qui, en même temps qu’il entre­tient la dou­leur, désor­ga­nise les per­for­mances, ren­dant cette per­sonne moins effi­cace.

A🍪︎1.1📎︎5La personne reste immunisée

Même malade en par­ti­cu­lier, et tant qu’elle n’a pas atteint un état de per­tur­ba­tion géné­rale mala­dive, tant qu’elle n’a pas fait son cas jusqu’à s’éperdre15 par­ti­cu­liè­re­ment / être défaite en par­ti­cu­lier1, la per­sonne en géné­ral est dite6.11.2 immu­ni­sée4.32.1 et le reste.

A⛣︎2🎠︎5La personne manifeste

Il fut dit que la per­sonne ne reven­di­quait pas ; il se laisse dire qu’elle mani­feste. Qu’elle s’efforce, qu’elle se donne, qu’elle fait offre de soi.
La per­sonne est avec pour­quoi 7 mais sans cause. La per­sonne est avec parce que mais sans alter­na­tive. La per­sonne a ses rai­sons ascen­dantes (pour­quois) et des­cen­dantes (parce ques), dont l’axe à peine déclive est le lit d’un acti­visme sans cause, sans but, sans achè­ve­ment.

S’intégrer à l’Öffentlichkeit est une mis­sion de la per­sonne1.

La per­sonne, si elle avoue ses intê­rieurs1.22.2, expose ses antê­rieurs21 et fait essaim d’apprêts. Apprêtée d’antê­rieurs, forte d’apprêts vibrants, sa pres­ta­tion dans l’espace public est une mani­fes­ta­tion réglée en vue de son inté­gra­tion3.51.5. In aller Öffentlchkeit, la per­sonne mani­feste son adhé­rence et son adhé­sion. La per­sonne mani­feste / se mani­feste pour le main­tien de fonc­tionnalité, la reprise d’admi­nistration, le ref­fort d’admi­nistration. La per­sonne expose ses pour­quois, ses parce ques, les condi­tions & les rai­sons (qu’elle explique per­son­nel­le­ment) de sa fai­sa­bi­lité et de sa per­pé­tua­tion en géné­ral. Le temps poussé à s’efforcer de la sorte5.12.4 peut être dit, en un cer­tain sens, une mani­fes­ta­tion dans l’espace public.

E. Mounier, Rév. pers. et comm., 1934Une per­sonne, ce n’est pas un fais­ceau de reven­di­ca­tions tour­nées vers le dedans à l’intérieur d’une fron­tière arbi­traire, et je ne sais quel désir inquiet d’affirmation. C’est un style réduc­teur des influences, mais lar­ge­ment ouvert à elles, une puis­sance orien­tée d’attente et d’accueil. C’est une force ner­veuse de créa­tion et de maî­trise, mais au sein d’une com­mu­nion humaine où toute créa­tion est un rayon­ne­ment, toute maî­trise un ser­vice. C’est une liberté d’initiative, c’est-à-dire un foyer de com­men­ce­ments, une pre­mière pente vers le monde, une pro­messe d’amitiés mul­tiples, une offre de soi. On ne se trouve qu’en se per­dant ; on ne pos­sède que ce qu’on aime. Allons plus loin, jusqu’au bout de la vérité qui nous sau­vera : on ne pos­sède que ce qu’on donne. Ni reven­di­ca­tion, ni démis­sion.

F6La personne passée aux chiens

La per­sonne pas­sée aux chiens n’est pas la per­sonne pas­sée au chien indi­vi­duel, n’est pas la per­sonne pas­sée au lou­lou d’intê­rieurs, au molosse d’antê­rieurs. Le pas­sage aux chiens de la per­sonne s’entend,
– d’une part, comme un va-et-vient sur le seuil de la sou­mis­sion sou­ve­raine :
chien <> (sphynge) <> per­sonne
où est noté (sphynge) l’impédimento des hybri­di­tés engran­gées sur cette tra­jec­toire et cette erre ;
– d’autre part, comme un pro­ces­sus par lequel la per­sonne sou­met sa consis­tance au test d’un tamis canin : que reste-t-il de la per­sonne une fois pas­sée aux chiens ? est la ques­tion qui accom­pagne l’opération ter­mi­nale d’une mise du per­son­nat à l’épreuve du maillage de son plus fidèle com­pa­gnon et néan­moins tou­jours appa­ri­teur man­qué. Le résidu est moins fonc­tion de la per­sonne que de la diver­sité du maillage : on ne com­pile pas les résul­tats de per­sonne pas­sée aux ter­riers ou aux chiens d’agrément comme on com­pi­le­rait ceux de per­sonne pas­sée aux molosses rur­bains.

J’aimerais mieux nuit et jour dans les sphin­ge­ries
Vouloir savoir pour qu’enfin on m’y dévo­râtG. Apollinaire, « Bras. », Alc., 1913

Dans ces moments, je me tourne vers Justine, ma chienne, et je découvre une solu­tion canine à un pro­blème cos­mique.P. Preciado, « Shoot can. », Test. Junk., 2008

Frères loups ! jamais vous n’avez douté de moi
Vous ne vous êtes pas fait avoir
Par des fri­pons qui vous ont dit que je serais
Passé aux chiens,
Que j’étais rené­gat et que bien­tôt je serais
Conseiller aulique dans le parc des mou­tonsH. Heine, Deutschl., 1844

E3.1Une histoire naturelle

Quand le rap­port au sein de la paire inique per­sonne de la per­sonne se dépon­dère dra­ma­ti­que­ment jusqu’à paraître natif – natu­rel et pre­mier 9 – s’engage un rap­port de péruses où cha­cun dans la paire est sa dupe. La per­sonne en géné­ral est péruse sur­plom­bante, dupe en sur­vol, vole­tante-feuille­tante : veuille­tante ; la per­sonne en par­ti­cu­lier est péruse indus­trieuse et tapie, dupe opi­niâtre et pro­digue. La péruse opi­niâtre et pro­digue inti­mide son autre en pro­dui­sant des vues alter­na­tives sur le main­tien de fonc­tionnalité de la paire. Le monde qui, pour la péruse en sur­vol, n’était funes­te­ment qu’un maga­sin géné­ral des pré­da­teurs et des proies, appa­raît alter­na­ti­ve­ment, dans la col­li­ma­tion de son autre, comme une série fuyante, hori­zon­tale, imma­nente, d’antê­rieurs et d’intê­rieurs / de rai­sons per­son­nelles.

C2📎︎1Cas général La personne prestataire

La per­sonne est entre­pre­nante, mais son entre­prise a moins à voir avec une dis­po­si­tion volon­taire devant le qui-vient qu’avec le fait accom­pli de la pres­ta­tion au qui-vive : la per­sonne entre­pre­nante est d’abord la per­sonne pres­ta­taire à bout.

La per­sonne entre­prend, tou­jours sem­blant sur le point de com­mettre, mais, bien que son crime soit pas dou­teux 6.2 1.3, elle ne le com­met pas ; elle atteste par sa pres­ta­tion qu’on lui a com­mis­sionné un crime de réfé­rence. Le crime de réfé­rence, une fois com­mis, vien­drait accor­der idéa­le­ment l’ensemble de ses cir­cu­la­tions, sanc­tion­ner d’une signi­fi­ca­tion glo­bale ses aven­tures pré­di­ca­tives décou­sues, don­ner « le nom de l’aventure », mais, la per­sonne étant toute à sa pres­ta­tion, et le crime n’étant pas com­mis, le cas de la per­sonne reste ouvert 6.

Qu’on lui ait com­mis­sionné un crime de réfé­rence61 n’arrange rien : sor­tie des draps cap un géné­ral qui la rend tou­jours plus sus­pecte, la per­sonne s’engage à accom­plir la mis­sion, sans fonc­tion ni dignité atta­chées, d’être tou­jours sur le point de com­mettre. La per­sonne, au qui-vive de la pres­ta­tion, admet l’auto-entrepreneur au registre des rai­sons per­son­nelles, dont il y a deux types :

  • les intê­rieurs, ou inté­rêts bien com­pris ;
  • les antê­rieurs : essaim d’occiput ou de nuque (idée, menace, aver­tis­se­ment, défi, menace-aver­tis­se­ment, menace-chal­lenge, menace pré­ve­nante, coup du lapin pré­ven­tif).

Pour toute clause Cx existe une clause exclu­sive Cx′, trou noir de la par­ti­cu­la­rité, sur le modèle : Il n’est pas exclu qu’entre­prendre soit le nom d’une per­sonne en par­ti­cu­lier qui soi­gne­rait par­ti­cu­liè­re­ment ses intê­rieurs, expo­se­rait par­ti­cu­liè­re­ment ses antê­rieurs comme du drap les­sivé aux fenêtres, mais nous sommes requis par le géné­ral, sa barre F ; le par­ti­cu­lier s’envaser dans ses fonds, c’est ce que nous accep­tons de voir sans nous émou­voir.

La per­sonne, au qui-vive de la pres­ta­tion, com­prend, intègre le motif du vou­loir-du-bien-par-der­rière sous sa forme conscience-patron ; elle mani­feste, tant qu’elle tourne, un main­tien de fonc­tion­na­lité.