AđŸ”ïžŽ1Le rappareil grand singe Ă©levĂ©

La per­sonne est un grand singe, mais un grand singe Ă©levĂ©. En tant que grand singe Ă©levĂ©, la per­sonne est un rap­pa­reil9. La per­sonne est un grand singe Ă©levĂ© dans l’idĂ©e que l’argent rat­trape les sin­ge­ries, sous forme d’amendes ver­sĂ©es au pot des com­mo­di­tĂ©s. La per­sonne est sou­vent aper­çue sin­geant, par exemple quand elle s’applique Ă  obte­nir quelque chose, mais il y a tou­jours dans les sin­ge­ries de la per­sonne en vue de l’obtention un Ă©lé­ment qui, sous la gri­mace et l’affairement, se montre ouvert Ă  la nĂ©go­cia­tion, au rĂšgle­ment finan­cier de l’affaire.

AđŸ”ïžŽ1.1Singer sans faire le singe

La per­sonne, pour se recon­naĂźtre et se dis­tri­buer comme grand singe Ă©levĂ©, se dis­tin­guer comme grand singe et se dis­tin­guer des grands singes – entre­prendre acti­ve­ment un sin­ger sans faire le singe, faire un ne fais pas le singe dĂ©cidĂ©, etc. – la per­sonne requiert qu’on lui invente le singe ou d’inventer elle-mĂȘme le singe pour elle-mĂȘme.

AđŸ”ïžŽ1.2Singer est au moyen

S’inventant le singe elle-mĂȘme pour elle-mĂȘme, la per­sonne singe au moyen. La per­sonne jamais ne singe acti­ve­ment pour un autre. Qu’elle reçoive pas­sive son singe du dehors, qu’un tiers informe sa sin­ge­rie, la per­sonne n’hĂ©rite pas du singe de ce tiers, car ce tiers n’a et n’aurait pas eu pour lui-mĂȘme l’usage de ce singe en par­ti­cu­lier. Un singe reçu singe en per­sonne ou inventĂ© par la per­sonne sin­geant n’est pas le singe d’un ancien hĂŽte et d’une sin­ge­rie pas­sĂ©e. Le singe en per­sonne n’est pas une sub­stance mĂ©tem­psy­chique, un virus par des­ti­na­tion. Mais le singe en per­sonne n’est pas non plus en per­sonne comme un acci­dent. Singer n’existe ou n’arrive ni pour ni par un autre. Singer – comme « naĂźtre, mou­rir, suivre et pous­ser au mou­ve­ment, ĂȘtre maĂźtre, ĂȘtre cou­chĂ©, et reve­nir Ă  un Ă©tat fami­lier, jouer, avoir pro­fit, souf­frir, patien­ter, Ă©prou­ver une agi­ta­tion men­tale, prendre des mesures, par­ler » (J. Lacan, SĂ©m. III : Psychos., 1955 – 56) – ne se dit en per­sonne qu’au moyen.

Clause de non-concur­rence : Dire que la per­sonne ne singe jamais que pour elle-mĂȘme n’est pas Ă  dire, bien sĂ»r, que, sin­geant, la per­sonne ne pré­tende pas sin­ger pour un autre. C’est la per­sonne son film fait, zoo­praxi­sco­pi­que­ment.

E. Benveniste, “Act. moy. verb.” [1950], Prob. ling. gĂ©n., vol. I, 1966Sur le sens gĂ©né­ral du moyen, tous les lin­guistes s’accordent Ă  peu prĂšs [se fon­dant] aujourd’hui sur la dis­tinc­tion que Panini [
] Ă©ta­blit entre le para­smai­pada, “mot pour un autre” (= actif), et l’atmanepada, “mot pour soi” (= moyen). À la prendre lit­té­ra­le­ment, elle res­sort en effet d’oppositions comme celle dont le gram­mai­rien hin­dou fait Ă©tat : skr. yajati, “il sacri­fie” (pour un autre, en tant que prĂȘtre), et yajate, “il sacri­fie” (pour soi, en tant qu’offrant). [
] On peut diver­si­fier le jeu des oppo­si­tions [dia­thé­tiques] autant qu’on le vou­dra ; elles reviennent tou­jours en dĂ©fi­ni­tive Ă  situer des posi­tions du sujet vis-Ă -vis du pro­cĂšs, selon qu’il y est exté­rieur ou inté­rieur, Ă  le qua­li­fier en tant qu’agent, selon qu’il effec­tue, dans l’actif, oĂč qu’il effec­tue en s’affectant, dans le moyen.

đŸ”ïžŽ2La personne est une monnaie de singe

La per­sonne est une mon­naie de singe dont les men­tions sont tré­bu­chantes. Dans un fra­cas de dette et de bourse lĂąchant, l’apersonne et l’appersonne – signi­fiants esclan­dreux au comp­toir de leur signi­fiĂ©1 – avi­ca­rient8 leur hĂŽte, lui dĂ©fĂšrent un pou­voir de tré­bu­che­ment com­pa­rable mais amoin­dri (et du fait de la publi­citĂ© de cet octroi : patem­ment amoin­dri), s’amusent de ce qu’un tout sonne moins que ses par­ties, et gra­bu­geant ainsi Ă  mĂȘme la per­sonne, consonnent / consomment8 dans la per­sonne Ă  la perte de per­sonne.

AđŸ”ïžŽ3L’hypothĂšque

HypothĂšque est le petit nom savant du grand singe Ă©levĂ© qui donne la per­sonne. Le pot des com­mo­di­tĂ©s dĂ©doua­nantes par l’alimentation rĂ©gu­liĂšre duquel la per­sonne entend rache­ter l’hypothĂšque s’appelle donc mais tou­jours par mĂ©to­ny­mie TrĂ©sor d’HypothĂšque6, au sens d’amas en vue de sa levĂ©e.