Postprandialité

La per­sonne, dans un moment plein de son outre au cœur et comme gra­ve­ment bles­sée par la der­nière bou­chée de son unique pranzo6, se jette à terre comme on se res­sert. On dit alors (une méta­phore) que la per­sonne mange terre. L’affliction post-pran­diale, ses mani­fes­ta­tions en cas­cade (embo­lie d’allants, conges­tion des vas-y, ver­tiges dans les allez), forment une condi­tion. Littéralement pas­sée sous elle comme on a roulé sous la table, la per­sonne n’y peut plus comp­ter que sur l’irréductible contin­gent de ses forces réser­vistes, un stock. Ce stock, en sub­sis­tance dans le corps gra­ve­ment dés­œu­vré, a pour nom par méto­ny­mie Trésor d’Embonpoint5.

J. Roth,
Hiob, Rom. einf. Man.,
1930
Sie lagen lange matt, hil­flos, stumm, wie Schwerverwundete. (Ils demeu­rèrent long­temps éten­dus, acca­blés, désem­pa­rés, muets, comme griè­ve­ment bles­sés.)

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