L’appersonne (paire en puissance)

Appareillade, Appariade, subst. fém. : Terme de chasse. Formation des couples de per­drix en vue de la repro­duc­tion.

Conventionnellement la per­sonne, la per­sonne s’entend aussi l’appersonne, où a- n’a pas la valeur du pri­va­tif grec — ce serait l’apersonne1.2 — mais celle du latin ad-, pré­fixe de l’appartenance, de l’attraction, de la cou­ver­ture à soi, mais aussi de l’appareillage, de l’appariade, du pari conju­gal de fonc­tionnalité.

A. C. Leconte Desgraviers, Ess. vén. art val. lim. suiv. trait. malad. des ch. rem., voc. intell. term. chass. vén. Etat. rend.-vous chass. et place. rel. for. avois. Paris, 1810Je fais donc choix, à lʼappareillade, dʼun chien dʼun an, vif, tur­bu­lent, qui ait lʼair de se moquer des coups de fouet, cʼest-à-dire qui nʼait ni timi­dité, ni ran­cune, et qui sʼé­ver­tue en gam­bades après la cor­rec­tion. Je le mène en plaine ou deux fois avant de com­men­cer l’appren­tis­sage, pour juger seule­ment si la finesse de son nez, comme la qua­lité la plus requise, est digne de l’applica­tion que je me pro­pose. Ce pre­mier exa­men fait, et mon chien reconnu sus­cep­tible de pro­fi­ter des ins­truc­tions, le col­lier au col, et tenu par une ficelle, je le conduis dans un parc ou dans une prai­rie. Dans cette car­rière, je lui apprends à venir à moi, à son nom pro­noncé et à ces termes : Ici, à moi. Quand il s’est approché, je le fais mettre sur le cul, moi­tié enga­ge­ment, moi­tié contrainte, et il a bien­tôt com­pris ce que je désire de lui. Au lieu de me ser­vir des termes usi­tés, Sur le cul, j’aime mieux me ser­vir de ceux-ci : Asseyez-vous.

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