La personne observée par la personne

Le cas de la per­sonne obser­vée par la per­sonne est un cas mani­feste. La per­sonne en par­ti­cu­lier fait sa crise, fait la belle, fait le taf, fait ce qu’il y a à faire, sous l’observation sup­po­sée de sa per­sonne en géné­ral3.1. La per­sonne main­te­nue en obser­va­tion se trouve idéa­le­ment entre­prise par un diag­nos­tic, attes­tée et sanc­tion­née par un mal qui lui assure sa perte. L’entre­prise de soin qui fait suite (diag­nos­tic véri­fié, mani­fes­ta­tions régu­lées, inten­si­tés redi­ri­gées, soin géné­ra­le­ment pris de la dis­tri­bu­tion) n’est tou­te­fois que l’actualisation tar­dive d’un désir (franc et oignant) de la per­sonne en par­ti­cu­lier : celui d’être obser­vée, soi­gnée, prise en charge en géné­ral comme une grande (affaire, per­sonne, pré­ca­rité). La per­sonne en géné­ral, n’étant pas en mesure de s’attribuer une défaillance – elle ne se l’accorde éven­tuel­le­ment que comme grâce d’une défausse par­ti­cu­lière16 –, délègue ici toute l’entre­prise à un cas par­ti­cu­lier qui, entre­tenu dans sa pres­ta­tion et main­tenu dans sa fonc­tionnalité comme per­sonne malade1, devient le fétiche auto­nome – sa tête réduite posée sur l’étagère – d’un désir en géné­ral dénié de soin et d’observation, d’admi­nistration – médi­cale en par­ti­cu­lier .

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