La personne ne veut ni ne neut

Noloir (alt. : nou­loir), v. : affir­ma­ti­ve­ment ne pas vou­loir. Lat. nolere : Dicit ei Jesus : Noli me tan­gere : « Et Jésus dit : Neuille me tou­cher » (Vulgate Clementina, « Evangelium secun­dum Joannem », 17). NOLENTÉ, subst. : capa­cité à acti­ve­ment ne pas vou­loir. NOLENTAIRE, NELLÉITAIRE, adj. : qui fait preuve d’une telle capa­cité.

La per­sonne ne fait jamais un usage simple de sa volonté comme de sa nolonté. Ni pleine d’une des deux ni béante d’aucune, pas non plus zélée poso­logue, la per­sonne ne s’incite ni ne s’empêche, ne se mobi­lise jamais sans s’exonérer en même temps, ce que reflète son fonc­tionnariat sans juri­dic­tion. La per­sonne est déci­dée dans son cap (le géné­ral5.3) mais sans sous­crip­tion ni au pro­gramme inclu­sif des vou­lants (un État Général, une Fête du Général, qui tous deux impli­que­raient, par exemple, de devoir s’y rendre), ni au prin­cipe exclu­sif des nou­lants (une Amicale de la Généralité, une Communauté du Général).

L. Prat, Car. empir. pers., 1906S’il est vrai que nous avons ce pou­voir de nous oublier, c’est-à-dire de nous défaire, nous pour­rons, grâce à la libre nolonté, après avoir décidé quel être nous devons être, après avoir, en ima­gi­na­tion, sculpté, comme disaient les anciens, notre belle sta­tue, rompre le charme qui nous lie à notre être appa­rent, et, après l’avoir répu­dié, mar­cher réso­lu­ment à la conquête de notre être véri­table : la per­sonne !

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