La personne est immunisée

Quand il y a ava­rie­ment de la phar­ma­cie 4.4 2.2, la per­sonne se déclare magi­que­ment 8, elle fait sa mala­die. Déclarée, elle se dis­pense, s’excepte, et se rend par là un peu plus sus­pecte. Elle atteste qu’elle est sor­tie des draps ; elle se rend, en un cer­tain sens, par­ti­cu­lière. Le dit essai du phar­ma­kon ava­rié – expé­rience parmi d’autres de la par­ti­cu­la­rité – est une épreuve de la per­sonne sor­tie des draps en par­ti­cu­lier, mais sor­tie cap le géné­ral quoi qu’il en soit. L’immunité géné­rale de la per­sonne n’est pas ici remise en ques­tion (même la per­sonne défaite en par­ti­cu­lier 1).

La per­sonne en géné­ral ne connaît pas le poi­son, ni la défaite par atten­tat4.32.1.

F. Nietzsche,
proj. préf. Hum. tr. hum.,
1886
(trad. P. Klossowski,
Nietzsche cerc. vic.,
1969)
Jeu sans doute inquié­tant, mé­chant, il se peut – sou­vent j’en étais malade. Mais ma réso­lu­tion demeu­rait ferme : et, même malade, je gar­dais bonne conte­nance durant mon « jeu », et me défen­dais de toute conclu­sion, à laquelle la mala­die ou la soli­tude ou la fatigue de l’errance pussent avoir la moindre part. « En avant !, me disais-je, demain tu seras guéri : aujourd’hui il te suf­fit de simu­ler la santé ». A ce moment j’arrivais à maî­tri­ser tout ce qu’il y avait en moi de « pes­si­miste », la volonté même de gué­rir, l’histrionisme de la santé fut mon remède.

Quand bien même la per­sonne s’exposerait affec­tée, se décla­re­rait publi­que­ment « un ter­rain d’affection »42, met­trait sa sur­face à mal en par­ti­cu­lier, l’immunité est main­te­nue4.52.3 comme condi­tion a priori du Personnat.

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