La personne cadrée

Un des cas par­ti­cu­liers parmi les plus fur­tifs sur le praxi­no­scope géné­ral de la per­sonne pres­ta­trice est celui qui fait entre­voir la per­sonne en son cadre.

Qu’il reste en géné­ral inap­pa­rent ou qu’il se donne pareille­ment à voir, le cadre de la per­sonne la tient, elle s’y tient, et c’est au cadre qu’elle s’en tient61. La per­sonne est tenue, pour se main­te­nir dans l’économie des intê­rieurs et des antê­rieurs, de se prê­ter à sa com­pa­ru­tion dans son cadre, c’est-à-dire de mon­trer une dis­po­si­tion à com­mettre, un zèle à demeu­rer sus­pecte. Le cadre de la per­sonne cap­ture et déli­mite sa per­sonne en pleine , par­fois dans la lumière épa­tante d’un flash, d’un coup de torche, d’un coup de phares, d’un coup de feu.

Quand la per­sonne singe de s’évader de son cadre (une singerie par­ti­cu­lière), la per­sonne sait qu’elle joue avec et pour la police embus­quée, qui finira par la pié­ger.

d’ap. J. Butler, Ce qu. fait un. vie, 2009Être enca­dré ou cadré (to be fra­med) est une locu­tion com­plexe en anglais : un tableau est enca­dré (fra­med), mais on dit la même chose d’un cri­mi­nel cerné (par la police) ou d’une per­sonne inno­cente pié­gée (par une ins­tance de mal­in­ten­tion, comme la police ou la police). To be fra­med signi­fie ainsi être vic­time d’un coup monté, des preuves étant arti­fi­ciel­le­ment dis­po­sées de sorte à éta­blir la culpa­bi­lité d’une per­sonne.

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