La personne avouée

Clause post-contrac­tuelle : La per­sonne per­due dans la per­sonne est le nom d’un jeu de singes – jeu d’esquives, d’appels, de mur­mures, de cris, de lumi­naires qu’on éteint, qu’on allume sou­dai­ne­ment, qu’on fait se balan­cer, que par­fois même on fend, brise, défonce sur la colonne – jeu de la panique feinte dont tout l’enjeu consiste à livrer la per­sonne aux délices pro­gres­sives de sa rétrac­ta­tion sur le carré d’aveu, à la faire entre­prendre, concer­née, sa confes­sion, à jouir 1.4 en pleine lumière et dis­tinc­te­ment de se recon­naître, s’imputer, s’admettre et s’accuser. La per­sonne per­due dans la per­sonne se laisse ainsi pié­ger à tout moment du jeu et par­ti­cipe, dans soin récri même, de ce qui la main­tient fra­med 6, en pres­ta­tion.

On raconte sou­vent, via la per­sonne, que la per­sonne en par­ti­cu­lier per­due dans la per­sonne en géné­ral s’est rétrac­tée sur un carré d’aveu12 la concer­nant et l’attestant : qu’elle se recon­naît en per­sonne dans tout ce qui l’y fait paraître à nu / à bout d’affectation, pié­gée dans son affaire hors l’orbe de son affaire.

Ce que la per­sonne joue dans ce carré d’aveu est une confes­sion de la per­sonne se recon­nais­sant en par­ti­cu­lier, s’imputant en propre, s’admettant pour soi, s’accusant d’affecter. Le carré d’aveu est un cadre de pres­ta­tions – com­pa­ru­tions, sévices, exhi­bi­tions – construit et amé­nagé par la per­sonne en par­ti­cu­lier qui cherche à se livrer1.22.2.

G. Lamarche-Vadel, Dupl., 1994Déclarée, réaf­fir­mée secrète, la confes­sion reçoit des conciles et synodes pos­té­rieurs ses règles de pro­cé­dures. Celles-ci requiert lumi­no­sité des lieux des­ti­nés à la confes­sion, publi­cité et visi­bi­lité pan­op­tique.

L’homme, en Occident, est devenu une bête d’aveu.M. Foucault, Vol. sav., 1976

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