Ce qui ne se laisse pas dire (sans frais ni concessions) La personne n’est en général jamais défaite, en général

Il faut pré­ci­ser que si la per­sonne perd en géné­ral, elle ne peut être défaite qu’en par­ti­cu­lier, tout aveu de la per­sonne sur ce plan (le plan du s’avouer vaincu, du s’admettre en échec) n’étant qu’une défausse par­ti­cu­lière : s’avouer défaite en par­ti­cu­lier est une grâce que s’accorde la per­sonne à l’endroit de sa géné­ra­lité et à rai­son de cette géné­ra­lité. Aussi la per­sonne ne se par­ti­cu­la­rise-t-elle jamais que dans le mou­ve­ment par lequel elle se défausse de ses par­ti­cu­la­ri­tés ou par­ti­cu­la­rismes : au qui-vive où elle s’admet défaite dans tel aspect par­ti­cu­lier de sa per­sonne, cet aspect est mis à dis­tance, désar­rai­sonné, désap­pa­rié c’est-à-dire dépa­rié c’est-à-dire retiré des mises.

L’échec ne fait pas par­tie de ce que j’entre­prends.
(Maître Michel, mara­bout, 75018 Paris, 2017)

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