Ce qui ne se laisse pas dire (sans frais ni concessions) La personne ne défaille pas

Que la per­sonne perde en géné­ral n’est pas à dire qu’elle défaille en géné­ral, car pour qu’elle défaille en géné­ral il fau­drait que la per­sonne dis­pose d’elle-même selon un prin­cipe bio­tique. Or la per­sonne ne manque jamais à ce qui la consti­tue en propre. La per­sonne est sa propre forme, au sens de qua­li­fi­ca­tion et d’organisation : elle se qua­li­fie la per­sonne en per­sonne ; elle s’organise per­sonne en per­sonne.

T. W. Adorno, Dial. nég., 1966Le concept de per­sonne a pris le ton miel­leux d’une théo­lo­gie à laquelle on ne croit pas. S’il est vrai que le concept d’homme juste ne peut être anti­cipé, il n’est pas moins vrai qu’il ne res­sem­ble­rait nul­le­ment à la per­sonne, ce double sanc­ti­fié de sa propre auto-conser­va­tion.

Faire une remarque